Le poèmeJe m'adresse à vous, mon Dieu, car vous donnezCe que l'on ne peut obtenir que de soi.Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste.Donnez-moi ce que l'on ne vous demande jamais.Je ne vous demande pas le repos ni la tranquillité,Ni celle de l' âme, ni celle du corps.Je ne vous demande pas la richesse,Ni le succès, ni même la santé.Tout cela, mon Dieu, on vous le demande tellementQue vous ne devez plus en avoir.Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,Donnez-moi ce que l'on vous refuse.Je veux l'insécurité et l'inquiétude,Je veux la tourmente et la bagarre,Et que vous me les donniez, mon Dieu, définitivement.Que je sois sûr de les avoir toujours,Car je n'aurai pas toujours le courage de vous les demander.Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste.Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas,Mais donnez-moi aussiLe courage et la force et la foiCar vous êtes le seul à donner,Ce que l’on ne peut obtenir que de soi.Son origineCette prière fut trouvée sur le corps de l'aspirant Zirnheld, tué en juillet 42, en Libye, au cours d'un raid sur les arrières de l'ennemi. Elle avait été écrite en avril 1938, alors qu'André Zirnheld était professeur de philosophie au lycée de Tunis. Plus tard, l'aspirant Zirnheld s'était engagé au 1° Bataillon d'infanterie de marine en Palestine, puis, envoyé à l'École d'aspirants de Brazzaville, il y fut recruté par le Capitaine Bergé qui mettait sur pied les premières compagnies SAS. A l'origine, ce texte s'intitulait “ Prière ”, mais il fut immédiatement adopté par les parachutistes qui, d'emblée, y retrouvèrent l'écho de leur âme : ce mélange d'abnégation orgueilleuse, de doute et de fureur, de désenchantement et de foi. Le texte de l'aspirant Zirnheld exprime en effet aussi parfaitement que possible l'esprit parachutiste. Aujourd’hui, dans un monde et un environnement différents il n'y a rien à y changer.Source: texte le site “Appelés au 9ème RCP”, image de St Michel le site “lespasseurs.com”Écoutez la version chantée Copyright 2011 le fanion vert et rouge. Tous droits réservés. Concepteur J-Yves Morvan