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Les harkis Ces soldats français et leurs familles, les oubliés de la guerre d'Algérie. Le mot harki. désigne un individu servant dans une harka et vient du mot arabe haraka signifiant «mouvement ou qui bouge». Dans le langage courant, il désigne les supplétifs engagés dans l'armée française de 1957 à 1962, durant la guerre d'Algérie. Par extension, on a dénommé «harkis» tous les Algériens musulmans soutenant le rattachement de l'Algérie à la "République française" durant la guerre d'Algérie. Il désigne la suite la communauté installée en France en 1962 et qui descend des harkis rapatriés.Chronologie 1954 Début de la guerre d'Algérie. le Comité Révolutionnaire de l'Unité Algérienne déclenche la rebellion armée. 1955 Création des groupes d'autodéfense et des sections administratives spécialisées(SAS).
1956 Création des premières harkas et des GMS (groupes mobiles de sécurité). 1957 Les formations de supplétifs comptent 70.000 hommes cet effectif atteindra 160.000 hommes à la fin de l'année 1959. 1961 Désarmement des harkas et dissolution des SAS.
1962 Cessez-le-feu en Algérie. En avril premier rapatriement des harkis. En mai Louis Joxe interdit le rapatriement des harkis et autres supplétifs. En juillet l'Algérie est indépendante. Début des massacres de harkis. Les harkis et leurs familles, ayant pu être rapatriés, sont logés dans les camps de Rivesaltes, Saint Maurice, L'Ardoise et Bias. En Algérie les massacres continuent. La France est frappée d'immobilisme. De 1954 à 1962, la guerre non déclarée d'Algérie a fait au total 25.000 tués chez les soldats français ainsi que 2.000 morts à la Légion étrangère, un millier de disparus et 1.300 soldats morts des suites de leurs blessures. Environ 270.000 musulmans algériens sont aussi morts du fait de la guerre. Sans parler des 2,1 millions de musulmans déportés dans des camps de regroupement.
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