Le 27 Juillet 1953, fin de la guerre Corée.

 

La Corée, pour un adolescent d’aujourd’hui, c’est le pays du matin calme, ou bien Samsung et Hyundaï, et peutêtre pour certains d’entre eux la Corée du Nord et la Corée du Sud. D’autres, plus calés en géopolitique vous répondront que les méchants communistes du Nord affament la population et lancent des missiles alors que le Sud construit les plus grands porte-containeurs du monde. Mais combien savent que des centaines de Français sont allés mourir loin de leur pays pour défendre la liberté des Coréens ?

Pourquoi la France, exsangue après le second conflit mondial et engagée depuis 1948 en Indochine a-t-elle envoyé deux bataillons combattre aux côtés des GI’s ?

En 1945, après la victoire sur le Japon qui avait annexé la péninsule, les troupes américaines et russes s’accordent pour stationner de part et d’autre du 38e parallèle en attendant qu’un pouvoir coréen unifié s’installe. Les années passent sans que cela se concrétise et le 25 juin 1950, des divisions communistes nord-coréennes fondent sur Séoul. C’est le conseil de sécurité de la toute jeune ONU qui décide de venir au secours du pouvoir du Sud. Le général américain Douglas Mac Arthur, vainqueur de la guerre du Pacifique se voit confier le commandement des combattants mobilisés, dont les soldats du bataillon français de Corée.

C’est le président Trumann qui prend cette décision.

La France en Corée

La France, fortement engagée en Indochine, peine à dégager des unités d’active. Ce premier bataillon est formée de volontaires venus de la métropole et de l’Union Française, de toutes les armes et services, active et réserve, entretenu constamment par des renforts qui compléteront ses pertes.

Comme nous allons le voir, ces deux bataillons iront en Corée pour faire la guerre sous l’égide de l’O.N.U, ce qui n’est plus le cas depuis bien longtemps. En effet, la philosophie et le comportement de cet organisme ont fortement évolué entre le moment de la création et les dernières missions. De nos jours, on demande à nos soldats de faire du maintien de l’ordre, ce qui n’est pas vraiment la vocation mais, armée de métier oblige… Ces situations, très difficiles et délicates a mener conduisent à des conséquences dramatiques comme celles vécues en ex-Yougoslavie, en Afrique ou au Proche Orient.

Les conflits ne sont pas réglés, les protagonistes profitent de la situation pour continuer exactions, destructions, famine.

(...)

Le général Mac Arthur ne fut pas le seul chef emblématique en Corée.

Il eut son homologue Français et pas n’importe lequel s’il vous plait. Le Chef prestigieux du Bataillon Français de l’O.N.U. le Général Raoul-Charles MAGRIN-VERNEREY dit “MONCLAR”.

Une extraordinaire figure de guerrier, l’officier de Légion tel que le veut la légende.

En 1950, Général de Corps d’Armée, il échangera ses étoiles pour des galons de lieutenant colonel afin de pouvoir prendre le commandement du Premier Bataillon Français de l’O.N.U. en Corée.

Le 29 novembre 1950, le Bataillon débarque à Pusan, au lendemain de l’intervention de l’armée chinoise sur le Yalu. Il sera affecté pendant toute la campagne au 23ème Régiment d’Infanterie de la 2ème Division “Indianhead” , 8ème Armée U.S. Pour être à la norme des unités américaines, le BF intégrera une compagnie de Soldats coréens ROK.

Après plus d’un mois d’entraînement à Taegu, le BF/ONU, mal équipé contre le froid, supportant des températures allant jusqu’à des moins 40, est engagé dès le 25 décembre dans une guerre de mouvements.

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