Pour les légionnaires, souvent coupés de leurs racines, elles ont une grande importance.Certaines sont devenues rituelles.Source: texte Le grand livre des insignes de la Légion étrangère de Tibor Szecsko. Illustrations Képi blanc.CameroneCélébrée le 30 avril, c’est la fête de toute la Légion étrangère. Elle rappelle le combat héroïque de 1863, symbole de la mission poussée jusqu’à l’abnégation. L’origine de cette commémoration remonte à 1906, lorsque la Légion d’honneur fut attribuée au drapeau du 1° régiment étranger.Épisodiquement célébrée jusqu’à la Grande Guerre, puis en 1918, elle devient vraiment rituelle avec le centenaire de la Légion en 1931, sous l’impulsion du général Rollet.Chaque année, dans toutes les garnisons, ce jour et celui du souvenir et du recueillement.Veillée, lecture du récit du combat, kermesse ponctuent le cérémonial.A Aubagne, comme hier à Sidi-bel Abbès, lors de la prise d’armes, le point culminant est la remontée de la Voie Sacrée, devant le monument aux morts, par un ancien légionnaire portant la main de bois du capitaine Danjou, précieuse relique ramenée du Mexique. Le porteur de la main et les accompagnateurs Camerone 2011 GénéralRaymond Lorho CaporalJiawei Zhang Caporal-chefMariusz Nowakowski Adjudant-chefJoao Ribeiro de Almeida LégionnaireBasile PetridisAdjudant-chef Anton NahmNoëlC’est la fête familiale, que les cadres, officiers et sous-officiers se doivent de passer avec leurs hommes.Outre la distribution de cadeaux et un repas de corps traditionnel, un concours de crèches en rehausse le caractère religieux.Les roisC’est une coutume ancienne dans l’armée française.A la Légion, elle donne lieu à des fantaisies burlesques,qui se poursuivent parfois en ville.Les fêtes particulièresOutre les cérémonies générales à la Légion, des unités possèdent en propre des jours de fête commémorant un événement de leur histoire ou le saint patron de leur spécialité. Par exemple: le 3eme REI héritier du RMLE de la Grande Guerre célèbre le 14 septembre, l’anniversaire de la percée de la ligne Hindenburg, les cavaliers du 1er REC fêtent la saint Georges, les pionniers la sainte Barbe, les parachutistes du REP la saint Michel...Les traditions, si nombreuses soient-elles, ne représentent pas pour la Légion une quelconque nostalgie rétrograde. Bien au contraire: c’est la manifestation d’une troupe jeune et ardente, retrouvant dans son passé la source de ses qualités et notamment de la primordiale, cette faculté, d’adaptation qui lui permet de venir à bout des difficultés les plus grandes. Copyright 2011 le fanion vert et rouge. Tous droits réservés. Concepteur J-Yves Morvan