Le Régiment de Marche de la Légion étrangère (RMLE) est créé en 1915.En 1920, le RMLE rejoint le Maroc. C'est la qu'il prend la dénomination de 3éme Régiment Étranger d'infanterie.PrésentationLe Régiment de Marche de la Légion étrangère (RMLE) est créé en 1915. Il se couvre de gloire le 4 juillet 1916 lors de la prise de Belloy-En-Santerre et lors de la percée de la ligne Hindenburg, le 14 septembre 1918, sous l'impulsion de son chef de Corps, le lieutenant-colonel Rollet.En 1920, le RMLE rejoint le Maroc. C'est là qu'il prend la dénomination de 3éme régiment étranger d’,infanterie. Les combats du Rif et la pacification du Maroc précèderont les engagements en Tunisie aux côtés de la VIIIe armée britannique. Le RMLE est reconstitué pour prendre part à la Campagne de France, de 1944 à 1945.De retour au Maroc, en juillet 1945, il reprend sa dénomination de 3e REI.MissionsOrganisationLa compagnie de commandement et de SoutienLa Compagnie de Commandement et de Soutien (CCS) du 3ème REI, constituée de 254 hommes dont 100 tournants est une unité aux métiers multiples, elle est unique en son genre. Plus particulièrement chargée d'assurer le soutien logistique de l'ensemble du régiment au quartier comme en forêt et sur les fleuves, elle joue également un rôle majeur dans l'exécution de l'instruction des techniques de combat et de vie en forêt équatoriale.Au sein de la CCS, les composantes traditionnelles de soutien, indispensables au fonctionnement d'un régiment d'infanterie, sont représentées et assurent une mission rendue délicate par les élongations entre Kourou et les postes extérieurs.Les postes sur l'Oyapock accueillent quant à eux, tous les mois, des sections en mission de souveraineté et qui assurent: gestion et entretien des sites.Enfin le Groupement de transbordement maritime et fluvial (GTMF) regroupe les moyens nautiques et fournit au régiment un type de mobilité à privilégier en zone équatoriale. Quelque soit la saison, il assure les liaisons logistiques vers l'île Saint Joseph. Dans le cadre de la protection du CSG, le GTMF déploie le Groupe d'intervention fluvial (GIF) pour surveiller les criques situées sur le Centre spatial.Le centre d'entraînement en forêt équatoriale (CEFE)Implanté au confluent de l'Approuague et de la Mataroni, à 100 km de Cayenne, 180 km de Kourou, il est le centre d'aguerrissement des FAG, au sein duquel sont formés chaque année près de 1800 soldats, parmi lesquels figurent les élèves officiers de Saint-Cyr et de l'école militaire inter-armes.Sa mission est quadruple :- une mission d'aguerrissement tout d'abord, qui vise au renforcement des capacités des unités à réagir collectivement et efficacement malgré le stress, la fatigue ou l'imprévu- une mission de préparation opérationnelle pour les unités destinées a exécuter des missions de renseignement ou de présence sur le territoire guyanais- une mission d'apprentissage au commandement pour les chefs confrontés a l'hostilité de la jungle- une mission d'expertise et d'étude de nouveaux savoir-faire forêt.Le CEFE propose trois types majeurs de stage, le stage initiation, de 2 à 5 jours, le stage aguerrissement avec des modules à la carte de 2 semaines et le stage combat pour les unités aguerries, en particulier les unités étrangères.A l'instar des centres d'instruction des pays d'Amérique du sud , le CEFE propose depuis 2004 un stage formateur de six semaines ouvert aux armées étrangères d'Amérique du sud et d'Europe.La 2ème compagnie de combatLa 2ème Compagnie existe depuis la création du RMLE. Elle s’est illustrée tout particulièrement en Indochine notamment lors de la défense du poste de Phu Tong Hoa, le 25 juillet 1948. Son fanion porte la croix de guerre des TOE avec deux palmes.Depuis novembre 1973, la 2ème Compagnie est la seule compagnie de combat permanente des forces armées en Guyane C’est également au sein de la Légion étrangère la seule compagnie d’infanterie permanente outre mer. Changeant de structure en septembre 2007, elle est désormais la plus grosse compagnie d’infanterie de toute l’armée de terre.Basée à Kourou, forte de 186 cadres et légionnaires, la « Deux » est composée d’une section de commandement et de cinq sections de combat :- Trois sections de combat motorisé dont une sur VAB- Une section d’appui disposant d’un élément mortier de 81mm, d’un groupe de tireurs d’élite équipé de FR 12,7 PGM et d’un groupe antichar MILAN- Une section de reconnaissance régimentaire à quatre patrouilles.Opérationnelle sur court préavis pour agir en forêt équatoriale ou pour remplir tout type de mission d’infanterie, la « Deux » est capable d’aller n’importe où sur le continent en général et en Guyane en particulier. Elle s’est ainsi particulièrement illustrée lors de l’opération CARBET en Haïti de mars à juin 2004.Aguerrie et parfaitement acclimatée, elle est l’une des rares unités à être capable d’engager ses sections en pleine jungle pendant plus d’un mois en autonomie.La compagnie d'éclairage et d'appui (CEA)Héritière de la compagnie mixte tournante, créée le 02 août 1999, elle prend l'appellation de compagnie d'éclairage et d'appui en 2005.Forte de 151 hommes, la compagnie d'éclairage et d'appui est armée par des sections en mission de courte durée (module 5D du plan de relève des unités outre-mer) venant de régiments de métropole.Trois régiments d'artillerie sol-air, le 54e RA de Hyères, le 57e RA de Bitche et le 402e RA de Chalons en champagne, fournissent à tour de rôle la majeure partie des effectifs de cette unité avec notamment la section de commandement et deux sections de défense sol-air. La section de reconnaissance régimentaire (SRR) et la section génie sont deux sections provenant des régiments d'infanterie pour la première et du génie pour la seconde.Avec sa composante sol-air, cette unité assure la défense anti-aérienne basse altitude et très basse altitude (BA - TBA) du centre spatial guyanais. La section d'autodéfense anti-aérienne (SADAA) est armée de canons de 20mm sur affûts 53T2 et la section sol-air très courte portée (SATCP) dispose du système d'armes Mistral pouvant détruire avec ses missiles des aéronefs jusqu'à 5000 mètres et à une altitude de 3000 mètres.Avec son aptitude au combat débarqué et sa grande mobilité, la section de reconnaissance régimentaire, équipée de VLTT P4, renseigne au profit du régiment en cas de déploiement de celui-ci et participe d'une manière plus générale à la surveillance du département. Employées de manière centralisées ou détachées au profit d'une compagnie, ses quatre patrouilles bénéficient d'une souplesse d'emploi leur permettant de remplir sur très court préavis des missions variées (guider, boucler une zone, escorter, etc.).La section génie avec ses deux groupes de combat peut être employée indifféremment en configuration génie combat ou pour des travaux d'aménagement du terrain. Au cours de son séjour de 4 mois au 3ème REI, cette section participe durant plusieurs semaines à la mission de surveillance de la frontière franco-brésilienne le long de l'Oyapock à CamopiLes 3ème et 4ème compagnies PROTERRECes deux unités sont intégrées au sein du 3ème REI pour une durée de quatre mois.Fortes chacune de 61 personnels, elles sont organisées en deux sections de combat et un groupe de commandement.Les 3ème et 4ème compagnie remplissent des missions de protection et d'appui aux opérations du régiment et passent plus de 50% de leur temps à l'extérieur de Kourou. Un effort est donc consenti au début des quatre mois de leur séjour sur la préparation spécifique : après une formation de base sur la vie en forêt équatoriale, ces unités suivent le stage aguerrissement au CEFE. Principalement engagées sur les postes de Saint-Georges et de Camopi pour la surveillance de la frontière brésilienne le long du fleuve Oyapock, elles assurent, par des patrouilles, la présence sur les secteurs reculés de l’Oyapock. Elles participent également à la protection externe du centre spatial guyanais à l'occasion des campagnes de tir ARIANE V. 3ème Régiment étranger d'infanterieQuartier Forget - BP 72797 310 KOUROUTél : 05.94.33.88.00 (central)Fax : 05.94.33.88.06 Copyright 2011 le fanion vert et rouge. Tous droits réservés. Concepteur J-Yves Morvan
Sa capacité opérationnelle unique au sein des Forces Armées en Guyane (FAG), lui permet de remplir différentes missions de souveraineté et de protection fixées par le COMSUP.La protection externe du centre spatial guyanais (CSG)Un ordre permanent du COMSUP prévoit un dispositif évolutif de protection du CSG en fonction du niveau de menace et des activités du lanceur ARIANE. Cette mission nécessite des patrouilles, quotidiennes, de renseignement et le déploiement d'une compagnie et de moyens antiaériens durant 36 heures environ lors des lancements. Il s'agit d'une mission de contrôle de zone sur 900km², à base de postes de surveillance et de patrouilles.L’affirmation de la souveraineté de la France- Surveillance de la frontière brésilienne Le régiment déploie en permanence deux sections sur le fleuve Oyapock pour surveiller la frontière brésilienne.- Mission de présence Il s'agit de renseigner et d'assurer la présence française dans des zones ciblées et d'accès particulièrement difficiles. Ces missions durent environ trois à quatre semaines.- Le soutien au service public Dans le cadre de la participation des forces armées à la lutte contre l'immigration et l'orpaillage clandestins, les unités du 3e REI apportent un appui à la gendarmerie nationale chargée de l'exécution des procédures judiciaires.- Les missions d’interventionLe régiment est en mesure d'armer un EMT avec un noyau dur de la CCS et une compagnie de combat (la 2e compagnie). Le bataillon serait alors apte à intégrer jusqu'à 3 unités élémentaires venant des Antilles, de Guyane ou de métropole, pour intervenir dans la zone Antilles - Guyane ou sur le continent si la situation l’exigeait.